Calanques de Cassis à Marseille

LE PARC NATIONAL DES CALANQUES

PAYSAGES EMBLÉMATIQUES, LES CALANQUES SONT REPUTÉES POUR LEURS PAYSAGES UNIQUES, LEUR BIODIVERSITÉ REMARQUABLE ET LEUR PATRIMOINE CULTUREL.

À proximité de la deuxième ville de France, Marseille, ce joyau naturel est protégé et préservé depuis plus d'un siècle.

L'idée du parc national des calanques a été évoquée il y a plus de 40 ans. Cependant, il aura fallut attendre 1999 pour voir la création d'une organisation, le GIP des calanques . Cette association avait pour but de préserver et protéger ce magnifique patrimoine.Ce groupement ainsi que la loi du 14 Avril 2006, réformant les parc nationaux, ont été des facteurs déterminants dans la concrétisation du project du parc national des calanques. Le 10 ème parc national français, le parc des calanques a été créé le 18 avril 2012. À la fois terrestre et marin, le parc national des calanques s'étend de Marseille à la Ciotat. 

L''HISTOIRE DES CALANQUES : Source Wikipédia

Préhistoire

Si les traces archéologiques sont rares, la présence de l'homme est certaine sur l'actuel littoral marseillais, du Paléolithique inférieur (1,5 million à 100 000 ans BP) jusqu'au Néolithique13.

La grotte des Trémies a révélé les plus anciennes traces humaines dans les Calanques, rattachées à la culture de l'homme de Néandertal : un foyer « pré-moustérien » (probablement avant 300 000 ans BP), avec des traces d'habitat, des silex et outils taillés par petits éclats13,14.

La grotte Cosquer est située au-dessus du niveau de la mer, sous la pointe de Morgiou. Elle a révélé des mains négatives vieilles de 27 000 ans. Des peintures et sculptures ultérieures, et quelques outils (lampe), sont datés de 18 000 ans (époque du Solutréen)15. Ces hommes vivant de chasse, pêche et cueillette, étaient installés aux pieds des falaises, alors que le niveau de la mer étaient plus bas et le littoral éloigné d'une quinzaine de kilomètres. Les figures préhistoriques représentent des chevaux, bouquetinschamoisbisonsaurochscerfsantilopesfélins mais aussi quelques espèces marines dont le pingouin et le phoque, qui témoignent du climat extrêmement froid lors la dernière période glaciaire. L'entrée, aujourd'hui située à 37 mètres de fond, était située à près de cent mètres au-dessus du niveau de la mer à l'époque où les dessins et empreintes furent exécutés, pendant la régression marine provoquée par la dernière glaciation.

Les traces sont plus nombreuses pour les époques plus récentes. L'abri du Puits de Sormiou a révélé des outils magdaléniens13. Sur l'île de Riou, des traces d'habitation humaine (poterie, outils, coquillages) datées d'environ 8 000 ans (Néolithique) attestent de l'occupation du site, qui à cette époque formait encore une presqu'île reliée au massif de Marseilleveyre3. Les hommes y vivaient principalement de la pêche. Avec la montée du niveau de la mer, le massif du Riou cesse d'être accessible à pied à l'âge du bronze (vers 2000 av. J.-C.).

Antiquité

Avant l'arrivée des Phocéens, la région était occupée précédemment par la tribu des Segobriges du peuple des Ligures. Aucune trace de leur présence n'a été découverte dans les Calanques, mais des ruines attestent de leur présence en bordure du massif au Ier millénaire av. J.-C. : oppidum Baou Redoun et Baou de Saint-Marcel. Des éléments archéologiques témoignent aussi de la fréquentation de l'île de Riou par des marins ligures et étrusques.

Avec les activités de pêche et de commerce du port antique de Marseille (fondé vers 600 av. J.-C.), de nombreux bateaux naviguaient le long des côtes des Calanques, comme l'attestent les épaves antiques retrouvées sur le littoral. Des carrières étaient exploitées pour la construction des routes romaines et bâtiments, à l'exemple de Port-Miou pour l'extraction de la « pierre de Cassis ». Certains vallons étaient aménagés en exploitations agricoles, fournissant principalement des céréales, mais aussi des fruits, de l'huile (olive) et du vin.

Moyen Âge et époque moderne

De l'Antiquité à l'époque moderne, les Calanques sont principalement exploitées pour des activités agricoles et pastorales. Des domaines agricoles importants (comme Luminy) datent peut-être de l'Antiquité. On y cultive des céréales, des légumes supportant la sécheresse (pois), des arbres fruitiers (amandierolivier) et la vigne.

De nombreux éleveurs faisaient paître des troupeaux, sur les terres et l'île de Riou (dite « l'île aux Chèvres ») et ont certainement contribué à la déforestation du massif et des îles, en incendiant les espaces forestiers pour favoriser les étendues herbeuses (brûlage pastoral). Des vestiges de bergeries attestent de ces anciennes activités.

La pêche et le façonnage du corail, attestés dès l'Antiquité, continuent au Moyen Âge. Les faucons pèlerin de l'île du Riou étaient capturés pour être revendus pour la chasse au vol.

Vers 1300 des tours de vigie sont construites dans les Calanques, afin de signaler dans la cité la présence de pirates (Sarrasins, Aragonais) : sommet de Marseilleveyre, Maïre, Riou, etc.

Époque contemporaine

Aux xviiie et xixe siècles, des batteries militaires sont construites sur le littoral et les îles, pour lutter contre la piraterie et principalement les attaques et incursions de la marine anglaise : fortin du cap Morgiou, batterie de Marseilleveyre, du cap Croisette, du Four de Caux, île de Riou16.

À partir du xixe siècle, les activités de pêche et de pâturage décroissent progressivement, au profit d'activités industrielles et artisanales : exploitation de pierre, extraction de chaux et ciment, fabrication de charbon de bois. Le cœur du massif est finalement délaissé par les activités humaines. Sur le littoral et le long des routes, des usines chimiques sont construites au début du xixe siècle (Callelongue, Saména, Goudes) pour la production de soudeplombsoufre, etc. En 1898 est construit le grand émissaire, déversant les eaux usées de Marseille dans la calanque de Cortiou. Les industries ont progressivement disparu à la fin du xxe siècle, laissant subsister des vestiges (cheminées, ruines) et des friches polluées, parfois transformées en décharges.

À partir du début du xxe siècle, le cœur du massif des Calanques commence peu à peu à être fréquenté par les promeneurs, à l'instigation notamment des Excursionnistes marseillais (1897) et du Club Alpin, qui font la promotion de ce loisir et aménagent des refuges et sentiers de randonnée. Sur le littoral et dans les calanques habitées, de Cassis aux Goudes, l'activité de pêche artisanale périclite à partir des années 1950, transformant progressivement les hameaux de pêcheurs en ports de plaisance et destinations touristiques (cabanons). Suite au crash d'un avion en 1946 en terrain difficile d'accès, les secours dans les Calanques sont gérés depuis les années 1950 par une section spécialisée en techniques de secours en montagne du bataillon de marins-pompiers de Marseille ; actuellement, le groupe SOS GRIMP.


Liste non exhaustive des Calanques:

Île Verte- Calanque du Mugel- Calanque de Figuerolles – Calanque du Cannier- Plage L’Arène – Plage du Corton- La Presqu’ile – Calanque de Port-Miou – Calanque de Port Pin – Calanque d’En-Vau -Calanque de L’Oule – Calanque de Devenson – Calanque de Sugiton – Calanque de Morgiou – Calanque de Sormiou - Calanque de Cortiou - Calanque de l'Escu- Calanque de Podestat- Calanque de Marseilleveyre - Archipel de Riou - Cap Croisette - Calanques des Trous- Calanque du Mauvais Pas- Calanque de Saména

 

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